Les données structurées sont un code ajouté à vos pages, invisible pour le visiteur, qui décrit leur contenu dans un vocabulaire standard que Google sait lire. Pour un cabinet de gestion de patrimoine, un courtier, une société de gestion ou une fintech, elles servent à dire clairement à Google qui vous êtes, ce que vous proposez et ce que contient chaque page.
Ce guide explique ce qu’elles changent réellement, quels types utiliser selon votre métier, comment les installer sans balisage erroné et comment les contrôler.
Selon la documentation de Google sur le fonctionnement du balisage, il s’agit d’un format normalisé qui fournit des informations sur une page et classe son contenu. Le moteur ne devine plus : il lit que telle page décrit une entreprise, tel article ou telle liste de questions et réponses.
Prenons une page « Notre cabinet ». Un lecteur y voit un nom, une adresse, un logo et un téléphone. Sans balisage, Google doit déduire que ces éléments forment une organisation. Avec un balisage Organization, vous le lui indiquez explicitement.
Le terme a aussi un sens hors SEO. En informatique, une donnée structurée est rangée dans des champs définis, comme une colonne de tableur ou une base de clients. Une donnée non structurée est un texte libre, un PDF ou un enregistrement audio.
Cet article traite du premier sens, celui qui concerne votre site web : le balisage que vous ajoutez à vos pages pour les moteurs de recherche.
| Notion | Où on la rencontre | Exemple en finance |
|---|---|---|
| Balisage de données structurées (SEO) | Code HTML d’une page web | Balisage Organization sur la page d’un cabinet de gestion de patrimoine |
| Donnée structurée (base de données) | Tableur, CRM, entrepôt de données | Fichier clients avec champs nom, encours, date d’entrée en relation |
| Donnée non structurée | Documents, e-mails, audio | Rapport de gestion en PDF, enregistrement d’un podcast |
Google indique que ces données peuvent l’aider à comprendre le contenu et rendre certaines pages plus attrayantes grâce aux résultats enrichis, qui peuvent inciter à interagir davantage. Dans ses études de cas, Rotten Tomatoes mesure un taux de clics supérieur de 25 % sur les pages balisées, Food Network 35 % de visites en plus et Nestlé un taux de clics supérieur de 82 % sur les pages en résultats enrichis.

Ces chiffres viennent du grand public et de très grandes marques. Ils montrent un mécanisme, pas un résultat que vous obtiendrez mécaniquement sur une requête comme « conseiller en gestion de patrimoine à Lyon ».
Google précise dans ses règles générales que le balisage rend une page éligible à certaines apparences, sans garantir leur affichage. L’algorithme tient compte notamment de l’historique de recherche, de la localisation et du type d’appareil.
Le bon calcul est donc le suivant : le balisage est une base de lisibilité, peu coûteuse une fois posée. Il ne remplace ni un contenu solide ni des signaux de confiance.
Google prend en charge trois formats pour l’éligibilité aux résultats enrichis : JSON-LD, Microdata et RDFa. Il recommande le JSON-LD, qui se place dans un bloc de script séparé du texte de la page.
Schema.org fournit le vocabulaire commun : les types (Organization, Article, FinancialProduct) et leurs propriétés (name, url, provider). La base de connaissances de redirection.io décrit le JSON-LD comme une sérialisation JSON facile à lire et à produire, alors que RDFa ajoute des attributs HTML pour exprimer des métadonnées.
| Format | Principe | Pour qui |
|---|---|---|
| JSON-LD | Bloc de script indépendant du contenu visible | Choix par défaut, recommandé par Google |
| Microdata | Attributs ajoutés directement dans les balises HTML | Sites dont le gabarit est déjà balisé ainsi |
| RDFa | Attributs HTML pour exprimer des métadonnées | Cas particuliers, projets existants |
Un avantage concret du JSON-LD : votre développeur ou votre agence peut modifier le balisage sans toucher à la mise en page, ce qui limite le risque de casser le site.
Tous les types Schema.org ne produisent pas un résultat enrichi, et certains servent surtout à clarifier le sens de vos pages. La galerie des fonctionnalités de Google inclut notamment Article, Fil d’Ariane, Organization, Page de profil, Questions/Réponses, Extrait d’avis, Logiciel et Vidéo. Elle ne présente pas FinancialProduct comme un résultat enrichi autonome.
Cela ne rend pas ce dernier inutile : il décrit précisément une offre, et cette clarté profite à la compréhension de la page.
Google documente Organization avec des propriétés telles que name, url, logo, sameAs, adresse, téléphone, e-mail et identifiants d’entreprise. Pour un cabinet, c’est le premier balisage à poser, sur la page d’accueil ou la page « À propos ».
Renseignez uniquement ce que la page affiche : raison sociale, logo, coordonnées et liens vers vos profils professionnels, par exemple LinkedIn.
Schema.org propose InsuranceAgency pour une agence d’assurance. Ce type hérite notamment des propriétés de FinancialService, dont feesAndCommissionsSpecification, utile si vos modalités de rémunération sont publiées sur la page.
Le type FinancialProduct décrit un produit fourni par une banque, une compagnie d’assurance, un courtier, une société de financement ou une société d’investissement. Il peut représenter interestRate, annualPercentageRate, feesAndCommissionsSpecification, provider, areaServed, offers, termsOfService et identifier, à condition que ces informations soient réellement présentes et exactes.
| Profil | Types à envisager | Pages concernées |
|---|---|---|
| Cabinet de gestion de patrimoine | Organization, Article, Fil d’Ariane, Questions/Réponses | Accueil, expertises, blog, FAQ |
| Courtier en assurance | Organization ou InsuranceAgency, FinancialProduct | Accueil, pages produits |
| Société de gestion | Organization, Article, Vidéo | Accueil, analyses, webinaires |
| Fintech | Organization, FinancialProduct, Logiciel, Vidéo | Pages offre, démonstrations, aide |
Notez que la mention Questions/Réponses suppose une vraie page de questions : n’en créez pas pour le balisage seul.
Une méthode simple évite la plupart des erreurs. Notre article sur les 4 étapes pour lancer le balisage schema en finance détaille le démarrage ; voici la logique d’ensemble.
L’étape 3 compte : Google indique que des propriétés obligatoires manquantes peuvent empêcher l’éligibilité à un résultat enrichi. Il recommande aussi les propriétés recommandées pertinentes pour améliorer la qualité de l’information.
Si vous n’avez jamais écrit de balisage, l’outil d’aide au balisage de Google permet de sélectionner des éléments d’une page afin de générer un balisage. Il donne un point de départ, que vous relirez toujours avant publication.
La finance relève des contenus où Google attend un haut niveau de fiabilité. Le balisage ne doit donc jamais embellir la réalité. Nous détaillons ces attentes dans notre article sur les signaux de confiance YMYL en finance.
Les règles de Google, rappelées dans ses consignes générales, tiennent en quelques points : le balisage représente fidèlement le contenu visible, il est pertinent, à jour, ni trompeur ni caché. Il se place sur la page à laquelle l’information s’applique.
Google déconseille de créer des pages vides uniquement pour héberger des données structurées ou de baliser des informations invisibles.
Ce dernier point est fréquent. Si vous préparez un nouveau site, notre méthode de refonte de site fintech sans perdre son SEO inclut ce contrôle.
Deux outils répondent à deux questions différentes. Selon la documentation de Google sur les tests, le Rich Results Test montre quels résultats enrichis Google peut générer et en prévisualise l’apparence. Le Schema Markup Validator valide les données Schema.org sans les contrôles propres aux fonctionnalités de Google.
Utilisez les deux : le premier vous dit si une fonctionnalité Google est possible, le second si votre balisage est correct au regard du vocabulaire.
| Outil | Question à laquelle il répond | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| Rich Results Test | Quels résultats enrichis cette page peut-elle générer ? | Avant et après publication d’une page |
| Schema Markup Validator | Mon balisage Schema.org est il valide ? | Pour les types hors galerie Google, comme FinancialProduct |
Repassez les pages clés dans ces outils après chaque mise à jour du site, du thème ou d’un module, car une modification technique peut supprimer ou déformer un bloc de balisage sans prévenir.
Nous travaillons exclusivement avec des acteurs de la finance : conseillers en gestion de patrimoine, courtiers, fintechs, sociétés de gestion et réseaux de distribution. Ce que nous voyons, c’est que le balisage est souvent traité comme une astuce technique, posée en une fois, puis oubliée.

Pour nous, c’est un sujet de rigueur éditoriale. Dans un secteur où les cycles de vente sont longs et où la réglementation pèse sur ce que l’on peut affirmer, chaque information balisée doit être vérifiable sur la page. Nous commençons donc par le contenu et le positionnement, puis nous balisons ce qui existe, pas ce qui flatte.
Nous déconseillons aussi de vendre le balisage comme un levier de classement. C’est une fondation de clarté. Elle prend sa valeur avec un site rapide, des pages d’expertise utiles et des signaux de confiance visibles.
— Digital Dandy
Si vous n’avez pas d’équipe marketing en interne, nous agissons comme un bras droit marketing externalisé : positionnement de marque, création et optimisation de site, SEO et production de contenus, avec une connaissance des enjeux réglementaires de votre métier.

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Google les présente comme une aide à la compréhension du contenu et une condition d’éligibilité à certains résultats enrichis. Il ne les décrit pas comme une garantie de meilleur classement. Leur effet passe surtout par une meilleure lecture de la page et, parfois, un affichage plus attractif.
Choisissez le JSON-LD, que Google recommande. Il est séparé du contenu visible, donc plus simple à écrire, à corriger et à tester. Les deux autres formats restent pris en charge pour les résultats enrichis.
Oui, si les informations balisées figurent réellement sur la page et sont exactes, par exemple le fournisseur, la zone couverte, les conditions ou les frais. Ce type n’est pas présenté par Google comme un résultat enrichi autonome, mais il décrit précisément l’offre. Avec des obligations de transparence strictes dans la finance, ne balisez jamais un taux que la page n’affiche pas.
Passez la page dans le Rich Results Test pour voir les résultats enrichis possibles, puis dans le Schema Markup Validator pour contrôler la validité Schema.org. Vérifiez aussi que la page n’est bloquée ni par robots.txt, ni par noindex, ni par un accès protégé.
Non. Commencez par les pages qui décrivent le mieux votre activité : accueil, expertises, offres, articles et FAQ. Chaque balisage doit correspondre à un contenu réel de la page qui le porte.