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Pages obligatoires sur un site CGP : la liste conforme en 2026

Un site CGP doit afficher au minimum quatre éléments : une page de mentions légales identifiant l’éditeur et l’hébergeur, une politique de confidentialité conforme au RGPD, un bandeau de gestion du consentement pour les cookies et des CGV si le cabinet facture des prestations en ligne. S’ajoutent des mentions propres au statut réglementé (ORIAS, assurance responsabilité civile professionnelle). Leur absence expose à des sanctions civiles et pénales, parfois lourdes.


En bref:

  • La présence de mentions légales, d’une politique de confidentialité, d’un bandeau cookies et de CGV est impérative pour un site CGP, sous peine de sanctions financières pouvant atteindre 375 000 € ou un an d’emprisonnement.
  • La page de mentions légales doit identifier clairement l’éditeur et l’hébergeur, et leur absence ou incohérence peut entraîner de lourdes amendes, notamment si le numéro RCS ou SIREN est incorrect.
  • En cas de vente en ligne ou d’abonnement, des CGV complètes doivent être publiées, incluant prix, modalités, droits de rétractation, et coordination avec le médiateur en cas de litige.
  • Les mentions spécifiques au statut réglementé (numéro ORIAS, assurance RC Pro, adhésion professionnelle) doivent être visibles, accompagnées d’une accessibilité claire sur le site pour garantir la conformité.

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Table des matières

Liste détaillée des pages obligatoires et rôle de chacune

Chaque page obligatoire répond à une logique juridique précise, et son contenu varie selon que le cabinet exerce en nom propre ou via une société.

La page mentions légales doit identifier l’éditeur du site sans ambiguïté. Pour une personne physique, cela signifie nom, prénom, adresse et numéro de téléphone. Pour une société, il faut la dénomination sociale, la forme juridique, le montant du capital, l’adresse du siège et le numéro d’immatriculation au RCS. Le guide ministériel rappelle que l’identité de l’hébergeur doit apparaître dans tous les cas, quel que soit le statut de l’éditeur.

La politique de confidentialité doit rester accessible depuis chaque formulaire qui collecte des données, pas seulement depuis le footer. Un lien isolé en bas de page ne suffit pas dès qu’un questionnaire de contact ou un simulateur patrimonial demande une adresse e-mail.

Les CGV deviennent obligatoires dès qu’une prestation payante est proposée directement en ligne, un abonnement à un service de conseil digital par exemple. Un cabinet qui se contente de facturer après un rendez-vous physique reste soumis à d’autres règles d’information précontractuelle, mais la logique de transparence est la même.

Enfin, les mentions réglementaires spécifiques au statut de CGP (numéro ORIAS, assureur RC Pro) complètent ce socle. Elles se placent en général sur une page dédiée ou directement dans les mentions légales.

  • Mentions légales : identité de l’éditeur, hébergeur, numéro RCS ou SIREN.
  • Politique de confidentialité : responsable de traitement, finalités, durées de conservation.
  • Bandeau cookies : recueil du consentement avant tout dépôt non essentiel.
  • CGV : uniquement si des prestations sont vendues en ligne.
  • Mentions ORIAS et assurance : statut exercé, coordonnées de l’assureur.

Mentions légales : obligations légales et risques chiffrés

La base juridique de cette obligation est la loi pour la confiance dans l’économie numérique, la LCEN, qui impose à tout éditeur de site professionnel d’afficher son identité et celle de son hébergeur. Ce n’est pas une simple recommandation de bonnes pratiques : c’est une obligation légale assortie de sanctions pénales.

Le chiffre à retenir : une amende pouvant être très élevée. Le Service-public.fr précise que l’absence de mentions légales peut coûter jusqu’à 375 000 € d’amende pour une personne morale, 75 000 € pour une personne physique, et jusqu’à un an d’emprisonnement dans les cas les plus graves.

Ce niveau de sanction surprend souvent les cabinets qui pensent que les mentions légales relèvent du détail administratif. Dans les faits, un contrôle peut être déclenché par une simple plainte d’un client insatisfait, ou par un concurrent qui signale une irrégularité.

Les erreurs les plus fréquentes tiennent moins à l’oubli complet qu’à des mentions bâclées. Un CGP exerçant en société qui affiche son nom personnel comme s’il était en profession libérale crée une confusion de statut qui complique l’engagement de sa responsabilité en cas de litige. Autre classique : l’hébergeur non renseigné, souvent parce que le site a été migré d’un prestataire à un autre sans mise à jour de la page. Vérifier régulièrement l’exactitude du numéro SIREN et du statut affiché via l’annuaire des entreprises évite ce type d’écart.

Mentions légales : obligations légales et risques chiffrés — overview diagram

RGPD et politique de confidentialité adaptée aux traitements d’un CGP

Le RGPD impose que la politique de confidentialité précise qui est responsable du traitement, sur quelle base légale les données sont collectées, et pendant combien de temps elles sont conservées. Pour un cabinet de gestion de patrimoine, cette base légale varie selon le contexte : consentement pour une newsletter, exécution d’un contrat pour un dossier client, intérêt légitime pour une relance commerciale ponctuelle.

Les durées de conservation méritent une attention particulière parce qu’elles ne sont pas uniformes. Les données d’un simple prospect se conservent généralement jusqu’à trois ans après le dernier contact. Les documents liés à un dossier client, questionnaire de connaissance client (KYC), lettre de mission, document d’entrée en relation (DER), se conservent souvent cinq ans en raison des obligations sectorielles qui pèsent sur les CGP.

  • Identifier le responsable de traitement et la base légale pour chaque type de donnée collectée.
  • Fixer une durée de conservation différenciée selon qu’il s’agit d’un prospect ou d’un client.
  • Signer un contrat de sous-traitance (DPA) avec chaque prestataire technique : CRM, hébergeur, solution de signature électronique.
  • Tenir un registre des traitements à jour, consultable en cas de contrôle.

Conseil de pro : Ne mélangez jamais la durée de conservation des prospects et celle des documents clients dans un seul paragraphe vague. Séparez les deux dans votre politique de confidentialité : cela évite qu’un ancien prospect exige la suppression de données qu’un client actif doit légalement conserver plus longtemps.

Cookies et gestion du consentement : obligations et bonnes pratiques pour un site CGP

Tous les cookies ne se traitent pas de la même façon. Les cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site (panier, session de connexion) ne demandent pas de consentement préalable. En revanche, les cookies de mesure d’audience avancée ou publicitaires doivent être bloqués jusqu’à ce que le visiteur ait donné son accord via une plateforme de gestion du consentement, une CMP.

  • Classer chaque cookie par finalité avant de configurer la CMP, plutôt que d’activer un bandeau générique.
  • Bloquer les scripts tiers par défaut et ne les charger qu’après consentement explicite.
  • Ajouter un lien vers la politique de confidentialité directement dans le bandeau, pas seulement dans le footer.
  • Conserver une preuve horodatée du consentement pour chaque visiteur, utile en cas de demande CNIL.

Conditions générales de vente (CGV) : quand les publier et quelles mentions inclure

L’obligation de publier des CGV s’impose dès qu’un cabinet vend une prestation payante directement à un consommateur, un abonnement à un outil de suivi patrimonial en ligne par exemple. Le défaut d’information précontractuelle est sanctionné par une amende de 15 000 €.

  • Prix et modalités de paiement, y compris les éventuels frais additionnels.
  • Droit de rétractation, ou justification de son absence pour certaines prestations de conseil.
  • Modalités et délais d’exécution de la prestation.
  • Mention de la médiation de la consommation, avec les coordonnées du médiateur compétent.

En B2B, la logique change : les CGV n’ont pas besoin d’être publiées en accès libre sur le site, mais doivent être communiquées sur simple demande d’un professionnel avant toute conclusion de contrat.

Mentions et informations spécifiques aux CGP (ORIAS, assurance, adhésions professionnelles)

Un cabinet de gestion de patrimoine porte souvent plusieurs casquettes réglementaires en même temps, conseiller en investissements financiers (CIF), intermédiaire en opérations de banque (IOBSP), intermédiaire en assurance (IAS). Chaque statut activé doit apparaître clairement sur le site, avec le numéro d’immatriculation à l’ORIAS correspondant.

  • Numéro ORIAS et liste des statuts exercés, vérifiables sur le registre public.
  • Nom de l’assureur en responsabilité civile professionnelle et période de validité du contrat.
  • Adhésion à une association professionnelle agréée, avec ses coordonnées.
  • Aucune promesse de rendement ou de performance, y compris de façon implicite dans un slogan.

Cette dernière règle mérite d’être répétée tant elle est souvent contournée involontairement : une phrase d’accroche du type « faites fructifier votre capital en toute sécurité » frôle la promesse de résultat, incompatible avec le devis de conseil réglementé.

Où placer ces pages et mentions sur le site : accessibilité et UX conforme

L’accessibilité de l’information compte autant que son existence. Un lien enfoui dans un sous-menu ne suffit pas.

  1. Placez un lien vers les mentions légales et la politique de confidentialité dans le footer, visible sur chaque page du site.
  2. Ajoutez une mention courte sur chaque formulaire de collecte de données : base légale du traitement et lien vers la politique complète.
  3. Conservez une preuve datée de chaque mise à jour de vos pages légales, en cas de contrôle ultérieur.

Checklist opérationnelle et modèle minimal de textes à réutiliser

Avant la mise en ligne, une vérification page par page évite les oublis les plus coûteux.

Page ou mention Contenu minimal Emplacement recommandé
Mentions légales Identité éditeur, hébergeur, RCS/SIREN Footer, lien direct
Politique de confidentialité Responsable, finalités, durées de conservation Footer + chaque formulaire
Bandeau cookies Catégories de cookies, consentement Bannière au premier chargement
CGV Prix, rétractation, médiation Page dédiée, panier ou devis
Mentions ORIAS/assurance Numéro ORIAS, statuts, assureur RC Pro Mentions légales ou page dédiée

Pour un modèle plus détaillé de structuration de ces pages, le guide créer un site web CGP conforme de Digital Dandy propose une trame complète adaptable.

Perspective Digital Dandy : la conformité comme levier de réassurance

Chez Digital Dandy, nous voyons trop de cabinets traiter leur politique RGPD comme une formalité cachée en bas de page. C’est une erreur commerciale : une clientèle patrimoniale exigeante lit ces pages avant de confier son épargne. Présentez votre politique de confidentialité sur une page dédiée, soignée, avec un PDF téléchargeable plutôt qu’un pavé de texte illisible. Les avantages d’un site professionnel conforme ne se limitent pas au juridique : ils construisent la confiance dès la première visite.

— Digital Dandy

Sources

Avant toute publication, croisez toujours vos mentions avec les textes de référence plutôt qu’avec un modèle trouvé en ligne sans vérification.

Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un avocat qualifié. Consultez un professionnel du droit qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.

Questions fréquentes

Quelles sont les pages obligatoires sur un site internet professionnel ?

Un site professionnel doit afficher des mentions légales identifiant l’éditeur et l’hébergeur, une politique de confidentialité conforme au RGPD, un bandeau de gestion des cookies, et des CGV si des prestations sont vendues en ligne.

Quelles sont les mentions légales obligatoires sur un site internet ?

Pour une société, il faut la dénomination sociale, la forme juridique, le capital, l’adresse du siège, le numéro RCS et l’identité de l’hébergeur. Pour une personne physique, nom, adresse et coordonnées suffisent, avec l’hébergeur dans tous les cas.

Quelles sont les obligations légales des plateformes en ligne pour un CGP ?

Au-delà des mentions légales et du RGPD, un CGP doit afficher son numéro ORIAS, les statuts réglementés qu’il exerce (CIF, IOBSP, IAS) et les coordonnées de son assureur en responsabilité civile professionnelle.

Quelles sont les mentions obligatoires dans les CGV ?

Les CGV doivent préciser le prix, les modalités de paiement, le droit de rétractation, les délais d’exécution de la prestation et les coordonnées du médiateur de la consommation compétent.

Que risque un cabinet CGP sans mentions légales conformes ?

Le cabinet risque une amende très élevée et peut aller jusqu’à un an d’emprisonnement dans les cas les plus graves, selon la LCEN.

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Les questions fréquentes des experts du patrimoine